• Activité - UDG GOUVERNANCE


APPUI DU PROGRAMME DSS A L’ORGANISATION D’UN ATELIER DES JEUNES DE GITEGA AUTOUR DU THEME ‘PROCESSUS DE LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE, APPROPRIATION LOCALE ET DEVELOPPEMENT DURABLE’

Le Programme DSS a appuyé l’organisation d’un atelier d’échange d’information sur la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), à Gitega les 10 et 11 octobre 2016. La sensibilisation a touché un public de 115 participants (dont 73 hommes et 42 femmes) majoritairement composé de jeunes habitants dans la ville de Gitega et dans les zones rurales environnantes. L’ouverture des travaux de l’atelier a été présidée par M. Raymond NIYONKURU, Assistant du Ministre de la Jeunesse et des sports et de la culture, en présence de Hon. Georges NSHIMIRIMANA, député élu dans la circonscription de Gitega et de M. Gérard MFURANZIMA, Chargé du Programme Gouvernance au Programme DSS. Les travaux visaient la sensibilisation des jeunes de Gitega sur les concepts de base de la RSS dans le but de favoriser l’appropriation locale des activités, des objectifs et des résultats de la RSS par cette tranche de la population. Il s’agissait aussi de permettre à la jeunesse de la province Gitega d’amorcer des relations de confiance avec les membres des corps de défense et de sécurité, en échangeant avec eux des connaissances, des informations et des points de vue sur la RSS. Sous la facilitation générale de Me Jean Claude NIYONGABO, avocat, membre du Barreau de Bujumbura, les travaux ont porté sur cinq thèmes relatifs à la RSS, introduits par une équipe de 10 formateurs/animateurs RSS militaires, policiers et civils. Mme Jeanne Chantal HARERIMANA, membre du personnel de l’Assemblée Nationale, et le Col. Padon NINTERETSE de la FDN, ont animé la discussion du premier thème «Concepts de base de la RSS». Ils ont insisté sur l’approche holistique du secteur de la sécurité, indiquant que la RSS requiert la participation d’un grand nombre d’acteurs, dont la jeunesse. Ils ont rappelé le principe universel, et la réalité au Burundi, que la RSS est décidée, planifiée et mise en œuvre par les acteurs locaux (l’appropriation locale). C’est-à-dire que les acteurs locaux assument un rôle central dans le processus de réforme : la réforme doit être menée de manière participative, inclusive et respectueuse des besoins distincts des individus et des communautés en matière de sécurité, de justice et de bien-être. La diversité des participants à l’atelier a été pour tous une illustration de ce principe. Concernant le 2ème thème « Genre et RSS », Col. Augustin NIGABA et OPC1 Apollinaire NDAYIMIRIJE, respectivement membres de la FDN et de la PNB, ont échangé avec les participants sur le fait que l’égalité des genres est une norme internationale qui garantit un accès égal aux opportunités et aux ressources pour les femmes et les hommes. Par l’intégration des questions du genre dans les institutions de sécurité, le processus RSS contribue à consolider la sécurité de l’État et la sécurité des individus en attirant l’attention sur les besoins spécifiques des femmes et des hommes en matière de sécurité. L’impression générale des participants a été qu’au Burundi, la prise en compte du genre dans les corps de défense et de sécurité (CDS) est une réalité, bien que le chemin à parcourir reste encore long. La discussion sur le 3ème thème, «Enfance et RSS», a été animée par OPP2 Fornaïs NKURUNZIZA et Col. Louis NIZIGIYIMANA, avec au centre de l’attention, les notions de bien-être physique, mental, moral et social des enfants dans des conditions de liberté, de dignité et de sécurité. Les principaux défis de l’enfance en détresse ont été examinés et les acteurs concernés identifiés, de même que les aspects de la synergie qu’ils doivent établir entre eux pour être efficaces. La réussite du processus de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) nécessite de bonnes relations entre tous les acteurs qui y contribuent. Les animateurs du quatrième thème « Gestion des relations entre les acteurs du secteur de la sécurité », M. Innocent NSABIMANA et OPP1 Innocent NAHIMANA, ont échangé avec le public sur l’état des relations possibles entre les acteurs de la RSS, et sur la manière de trouver des solutions aux difficultés qui peuvent surgir entre eux. Il s’est avéré que le dialogue et la communication sont à la base de toutes les solutions pour établir des relations de collaboration nécessaires au processus RSS. Concernant le 5ème thème « Transparence et redevabilité », Col. Sébastien NSABIYUMVA et Col. Tharcisse RUSUGURU, ont échangé avec les participants sur la nécessité d’avoir des institutions du secteur de la sécurité qui soient transparentes, qui rendent des comptes à l’Etat et à la population dans le respect des principes démocratique et de l’état de droit, et qui sont efficaces et efficientes. Plusieurs questions, commentaires et points de vue ont été exprimés durant des séances plénières et en petits groupes notamment sur la compréhension de la fonction de ‘prestataire’ des acteurs non étatiques (armées privées, compagnies/entreprises privées de sécurité, groupes armés non officiels, milices, etc.) dans un contexte post-conflit où ces concepts sont nouveaux et politiquement sensibles ; le rôle actif d’une personne civile dans le secteur de la sécurité et les possibilités pratiques pour un citoyen d’être contributeur effectif dans la RSS, etc. Les participants ont largement commenté le travail fait sur le terrain par les agents de la police. Ils ont relevé notamment des questions relatives à des abus commis par des policiers dont des jeunes sont victimes dans leur province, et ils ont suggéré des solutions porteuses d’amélioration (actions conjointes de formation, échanges, et communication de proximité). Des recommandations à l’endroit de tous les acteurs de la réforme du Secteur de la Sécurité ont été dégagées. Certaines de ces recommandations s’adressent aux policiers dans le sens de renforcement du respect de la déontologie lors des interventions afin de combiner efficience/efficacité et intégrité/responsabilité. A la fin des travaux, M. Rob Gouders, Directeur du Programme DSS, a hautement apprécié la belle impulsion donnée à l’atelier par le Ministère en charge de la Jeunesse. Il a également encouragé les jeunes à faire profiter aux autres les principes RSS appris durant l’atelier et à favoriser la compréhension mutuelle entre eux en vue de consolider le secteur de la sécurité.

  • PHASE III : Gitega, Motel REHOBOTH, 10-11 Octobre 2016
  • Axe 3 - Acteurs Non Etatiques Contrôleurs de Sécurité (GOUV)
  • Activité Réalisée