• SEMINAIRE ADDIS 2011

RAPPORT DU SEMINAIRE SUR LA REFORME DU SECTEUR DE LA SECURITE A ADDIS DU 12-15 JUILLET 2011

En date du 12 au 15 Juillet 2011, le centre d’études stratégiques de l’Afrique a organisé un séminaire à ADDIS sur LES DEFIS DE LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE EN AFRIQUE DE L’EST. Ce séminaire visait à mettre en lumière la situation de la sécurité au en AFRIQUE en général et en Afrique de l’Est en particulier. Il a permis aux participants d’analyser ensemble les défis que doit relever cette sous-région en matière de sécurité ainsi que les raisons sous-jacentes de son insécurité et d’examiner l’efficacité des efforts déployés actuellement pour améliorer la situation.

Ce séminaire a réuni 35 participants venus de 9 pays d’Afrique de l’Est (Burundi, Comores, Éthiopie, Kenya, Maurice, Rwanda, Seychelles, Tanzanie, Ouganda) et des États-Unis, ainsi que des organisations de la communauté est-africaine et de la société civile.

Ce séminaire de trois jours a procuré un forum pour que les militaires africains de haut rang, les responsables civils et les représentants de la société civile puissent explorer des stratégies visant à réformer les institutions du secteur de la sécurité. Les participants ont débattu de l’importance d’une bonne gouvernance pour la réforme du secteur de la sécurité et ils ont souligné le rôle essentiel des parlements, des pouvoirs judiciaires et des médias en matière de surveillance. Ils ont également évalué la capacité de l’Union Africaine et des Communautés économiques régionales à catalyser la réforme et à coordonner la coopération en matière de sécurité entre les États membres.

Ce séminaire a fait la preuve qu’une réforme du secteur de la sécurité devait être complète et adaptée aux besoins des citoyens. S’exprimant au nom de la nation hôte, l’Ambassadeur Taye Habte-Selassié, Directeur général pour les Amériques au ministère éthiopien des Affaires étrangères, a souligné la nécessité d’une coopération accrue pour contrer les menaces transnationales telles que l’extrémisme violent.

Exprimant l’urgence de cette question, Son Excellence Donald Booth, Ambassadeur des États-Unis en République fédérale démocratique d’Éthiopie, a souligné les façons dont l’Internet et les médias sociaux ont renforcé la nécessité de réformer rapidement les institutions gouvernementales. Les citoyens africains ont un accès de plus en plus rapide à l’information et ils attendent de leurs gouvernements qu’ils obtiennent des résultats et procurent une sécurité adéquate.

À l’issue du séminaire, les participants ont convenu que la réforme du secteur de la sécurité devrait être un processus continu mis en œuvre par tous les pays, même les États-Unis, pour tirer parti des capacités de défense existantes et contrer les menaces émergentes. Ce rassemblement a constitué l’occasion d’engager un dialogue franc et de produire des recommandations politiques pouvant déclencher une réforme du secteur de la sécurité. À la fin de cet événement, il a été rappelé aux participants qu’ils devaient rester en contact avec le CESA par l’intermédiaire de son réseau d’anciens élèves une fois qu’ils seraient rentrés dans leur pays.

Membres de la délégation du BURUNDI :

1. Le Général de brigade Aloys NDAYIKENGURUKIYE : Directeur Général des ressources humaines au Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants

2. Le Colonel NDARUSANZE Nestor : Président du comité exécutif permanent de la revue de la défense

3. Le Colonel Pascal BANKUWABO : Chargé des relations publiques et du moral de la troupe à l’Etat Major Général

4. Le Lieutenant Colonel Pierre Claver NIZIGIYIMANA : Président de la Cour Militaire